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3 janvier 1322 : Mort de Philippe V le Long

Première interruption dans la succession des rois de France (1316)

Le 5 juin 1316 est mort Louis X, roi de France et de Navarre, après un règne de moins de deux ans. Pour la première fois depuis le début du règne des Capétiens, un roi mourait sans fils pour lui succéder. On avait néanmoins l'espoir de la naissance d'un héritier : en effet, la reine Clémence de Hongrie, veuve de Louis X, était enceinte. Ce fut aussi la première fois qu'on connut un interrègne sous cette dynastie : tant que la reine n'avait pas accouché, la France n'avait pas de souverain régnant. La reine n'étant pas en état d'assurer le gouvernement du royaume, celui-ci fut exercé dans un premier temps par Charles, comte de Valois et Charles, comte de la Marche, respectivement oncle et frère du défunt Louis X.

Le gouvernement aurait dû échoir à l'aîné des frères du roi, à savoir Philippe, comte de Poitiers, mais celui-ci était loin de la Cour. En effet, il avait été missionné par son frère le roi pour hâter l'élection d'un nouveau pape : le pape Clément V était décédé le 20 avril 1314 et les cardinaux, n'étaient pas parvenus pas à se mettre d'accord sur le choix d'un successeur. Le comte de Poitiers fit réunir un nouveau conclave à Lyon. Voyant que les cardinaux ne se décidaient pas, il finit par user de la force : il fit enfermer les cardinaux dans l'église des Jacobins et promit de ne les libérer que quand ils auraient élu un nouveau souverain pontife. C'est ainsi que fut élu Jean XXII le 7 août 1316, après plus de deux ans d'interrègne pontifical.

La régence du comte de Poitiers

Le prince Philippe n'avait pas attendu que la séquestration des cardinaux portât ses fruits : dès le mois de juillet, il était retourné à Paris pour faire valoir ses droits en tant qu'aîné des frères du roi défunt. Ainsi, il assuma le gouvernement du royaume avec, pour la première fois en France, le titre de régent.

Le 14 novembre 1316, la reine Clémence mit au monde un fils, Jean Ier, roi (très attendu) dès sa naissance. Malheureusement, l'enfant mourut quelques jours plus tard, le 19 novembre. De nouveau, une situation inédite se présenta : le seul fils de Louis X étant mort, les droits à la couronne auraient dû passer à Jeanne, la fille que le roi avait eue d'un premier mariage avec Marguerite de Bourgogne. Le cas ne s'était jamais présenté, les rois capétiens ayant toujours eu, jusque là, un fils pour leur succéder. La princesse Jeanne allait-elle devenir la première reine régnante de France ? On avait déjà vu des reines régner dans d'autres royaumes européens. D'ailleurs la propre grand-mère paternelle de la princesse Jeanne était Jeanne Ière, reine de Navarre. Mais la princesse devait pâtir de l'infidélité de sa mère la reine Marguerite : celle-ci ayant été convaincue d'adultère, on ne pouvait être sûr que la princesse Jeanne fût bien la fille de Louis X. Cette situation allait aider le comte de Poitiers à se faire reconnaître roi de France et de Navarre.

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Gisant du tombeau de Philippe V,

nécropole royale de Saint-Denis

Le comte de Poitiers devient le roi Philippe V

On ne sait pas exactement à quelle date le régent prit le titre de roi, mais ce fut avant la fin du mois de novembre 1316, peut-être même dès la mort du petit Jean Ier. Fils de Philippe IV le Bel, il prit le nom de Philippe V. Il était surnommé "le Long" car il était de grande taille. Son sacre eut lieu rapidement : ce fut le 6 janvier 1317. Peu de temps après, le 2 février, il réunit une assemblée composée de nobles, de prélats et de bourgeois de Paris qui confirma qu'il était mieux placé que sa nièce pour assumer le titre royal et qu'une femme ne pouvait succéder au royaume de France.

La mort du roi et sa succession

Philippe V le Long décéda de maladie dans la nuit du 2 au 3 janvier 1322, âgé d'une trentaine d'années (il était né en 1292 ou 1293). Marié à Jeanne, comtesse palatine de Bourgogne (Franche-Comté) et d'Artois, il avait eu 5 enfants : 4 filles et un seul fils, Louis, mort nourrisson en 1317. La règle qui écartait les femmes de la succession à la Couronne, que le roi avait fait reconnaître, fut appliquée à sa mort. Ainsi c'est son frère le comte de la Marche qui lui succéda sans problème sous le nom de Charles IV. Ce dernier décéda (1328) lui aussi en ayant que des filles pour lui survivre, filles qui furent écartées du trône au profit du comte de Valois, cousin de leur père. Le principe de masculinité (voir : Les règles de dévolution de la Couronne) semblait définitivement entériné ... c'était sans compter sur le roi d'Angleterre (mais ceci est une autre histoire).

3 janvier 1322

21 octobre 1422 : mort de Charles VI le Bien-Aimé

Du règne de Charles VI on retient essentiellement les régences désastreuses et la folie du roi. D'ailleurs, à partir du XIXème siècle, les historiens ont surnommé ce roi "le Fou" ou "le Fol". Pourtant, on oublie la partie du règne personnel de Charles VI où le roi eut à cœur de restaurer une bonne administration du royaume et d'œuvrer pour le bien de son peuple, ce qui lui valut le surnom de "Bien-Aimé". Il est vrai que cette période n'a duré que quatre ans alors que la période de folie a duré trente ans.

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Sacre de Charles VI à Reims (4 novembre 1380)

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Louis Ier, duc d'Anjou

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Louis, duc d'Orléans, frère de Charles VI

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Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne

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La régence des oncles (1380-1388)

Quand Charles VI succède à son père Charles V, mort prématurément le 16 septembre 1380, il n'a que onze ans. Une régence est donc nécessaire. Charles V, qui était veuf, avait désigné son frère Louis, duc d'Anjou, pour assumer la régence après sa mort. Mais le duc d'Anjou doit finalement partager le pouvoir, au sein d'un conseil de régence, avec se frères Jean, duc de Berry, et Philippe II le Hardi, duc de Bourgogne, ainsi qu'avec Louis II, duc de Bourbon, frère de la défunte reine Jeanne. Cette co-régence des quatre oncles du jeune roi était théorique : le duc d'Anjou partit dès 1382 pour l'Italie où il devait recueillir l'héritage de Jeanne Ière, reine de Naples et de Sicile (il mourut dans son royaume en 1384). Le duc de Berry, prince cupide, était peu intéressé par la politique. Le duc de Bourbon fut très effacé, séjournant plus en Bourbonnais qu'à Paris. L'homme fort de la régence fut donc le duc de Bourgogne. Celui-ci mit à profit sa position pour asseoir son autorité sur le comté de Flandre qu'il tenait de son beau-père et où des révoltes éclataient dans les grandes villes. La régence ne fut pas bénéfique pour le royaume, les princes pensant plus à leurs intérêts personnels qu'au bien-être du royaume. Ainsi, les conseillers mis en place par Charles V ont-ils été remplacés par des hommes à la solde des oncles du roi. La mauvaise gestion s'accompagna d'une hausse des impôts et les révoltes se multiplièrent.

En 1385, Charles VI épouse Isabeau de Bavière, dont il est éperdument amoureux. Le couple aura 12 enfants dont 6 garçons. Parmi ceux-ci, 5 seront dauphins de Viennois. Le dernier dauphin, futur Charles VII, ne s'entendra pas avec sa mère à qui il reproche une attitude indigne.

Le règne personnel du Roi (1388-1392)

Bien qu'ayant atteint la majorité royale depuis plusieurs années, Charles VI attendit d'avoir presque vingt ans pour s'affranchir de la tutelle de ses oncles et commencer son règne personnel (octobre 1388). Il rappelle alors les conseillers de son père et en nomme de nouveaux. Les oncles du roi les appellent par dérision "marmousets" car ils sont de petite extraction. Ils reçoivent néanmoins le soutien du duc d'Orléans, frère du roi. Ce nouveau gouvernement commence à redresser les affaires du royaume mais la folie du roi va tout remettre en question.

La folie du Roi et le retour à la régence (1392-1422)

Les causes et la nature de la folie de Charles VI ont été traitées par divers historiens et psychiatres mais les données cliniques manquent (on ne dispose que de témoignages de contemporains n'ayant pas de connaissances médicales) et les avis divergent. Il semble que la première crise de folie date d'août 1392 : le roi, qui se dirigeait avec son armée vers le duché de Bretagne pour punir Pierre de Craon qui avait tenté d'assassiner le connétable du roi, Olivier de Clisson, eut un accès de démence dans la forêt du Mans où il blessa et tua plusieurs personnes. Il eut par la suite plusieurs crises (on en a dénombré plus d'une cinquantaine) entrecoupées de périodes de lucidité ou de mélancolie.

Cet état psychique (c'est le seul cas de folie d'un roi en France) ne permet pas au roi de continuer à gouverner le royaume. Une nouvelle régence se met alors en place : les oncles du roi (les ducs de Berry, de Bourgogne et de Bourbon) reprennent alors les rênes du pouvoir. Encore une fois, c'est le duc de Bourgogne Philippe le Hardi qui est le véritable chef du gouvernement. Le duc Louis d'Orléans rejoint ses oncles au conseil. A partir de la mort de Philippe le Hardi, une rivalité naît entre son fils Jean Sans Peur et Louis d'Orléans, chacun essayant de monopoliser le pouvoir. Cette situation conduit à l'assassinat du duc d'Orléans par les hommes du duc de Bourgogne (23 novembre 1407). La rivalité entre les deux partis ne cesse pas pour autant. Les anciens partisans du duc d'Orléans se rangent derrière le comte Bernard VII d'Armagnac et une guerre civile (guerre des Armagnacs et des Bourguignons, 1407-1435) secoue la France. La reine est d'abord une proche de Louis d'Orléans (dont elle était peut-être la maîtresse) puis, après sa disparition, elle épouse le parti bourguignon.

A la faveur de cette crise, le roi d'Angleterre Henri V relance la guerre contre la France (la Guerre de Cent Ans est loin d'être terminée) qui subit la désastreuse défaite d'Azincourt (25 octobre 1415).

La suite et fin du règne a été évoquée sur ce site en 2020 dans l'article consacré au Traité de Troyes.

Charles VI le Bien-Aimé est décédé à l'âge de 53 ans le 21 octobre 1422 en son hôtel de Saint-Pol, à Paris, où il était né.

Charles VI pris de folie dans la forêt du Mans

21 octobre 1422

1er avril 1922 : Mort de Charles Ier d'Autriche, empereur et roi

L'archiduc Charles

Charles de Habsbourg-Lorraine, archiduc d'Autriche, est né le 17 août 1887 à Persenbeug, en Basse-Autriche. Il était le fils de l'archiduc Otto d'Autriche, frère de l'archiduc François-Ferdinand et neveu de l'empereur d'Autriche François-Joseph. La mort de l'archiduc Rodolphe, fils de l'empereur, en 1889, fit de l'archiduc Charles-Louis, frère de François Joseph, le nouveau prince héritier de l'Autriche-Hongrie. Quand il décéda à son tour en 1896, c'est son fils aîné François-Ferdinand qui devint le nouveau prince héritier. Marié morganatiquement à la comtesse Sophie Chotek, François-Ferdinand pourrait succéder à la couronne impériale, mais ses enfants seraient exclus de la succession. Comme on sait, cet archiduc fut assassiné le 28 juin 1914, ce qui déclencha des événements qui aboutirent à la Première Guerre Mondiale. A partir de cette date, le nouveau prince héritier fut le neveu de l'archiduc assassiné, c'est-à-dire l'archiduc Charles (son père Otto est déjà mort en 1906).

Le 21 octobre 1911, l'archiduc Charles a épousé la princesse Zita de Bourbon-Parme, fille de Robert Ier, dernier duc de Parme (1854-1859). Celui-ci étant fils de Louise d'Artois, Zita était donc une petite-nièce du Comte de Chambord.

L'empereur-roi Charles Ier-IV

En pleine guerre, l'empereur François-Joseph mourut, le 21 novembre 1916. L'archiduc Charles devint empereur d'Autriche sous le nom de Charles Ier et roi de Hongrie sous le nom de Charles IV. 

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L'archiduc Charles et son épouse Zita

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Charles et Zita après leur couronnement comme roi et reine de Hongrie, avec leur fils aîné, l'archiduc Otto

L'empereur souhaite rétablir la paix

Dès 1915, l'empereur François-Joseph avait pensé à arrêter ce conflit qui pourrait être fatal à la double monarchie austro-hongroise. Il avait chargé son petit-neveu l'archiduc Charles d'intervenir auprès de son allié allemand, mais en vain.

Dès son avènement, l'empereur Charles écrit à ses sujets : "Je veux tout faire pour bannir, dans le plus bref délai, les horreurs et les sacrifices de la guerre et rendre à mes peuples les bénédictions disparues de la paix aussitôt que le permettront l’honneur des armes, les conditions vitales de mes Etats et de leurs fidèles alliés et l’entêtement de nos ennemis." Le 2 janvier 1917, il écrit à l'empereur d'Allemagne Guillaume II : "Mon idéal, que vous approuvez certainement, est de favoriser le désir du monde entier : parvenir enfin à des négociations sérieuses et acceptables pour nos peuples et pour l’humanité. C’est là notre devoir". Puis, par l'intermédiaire de ses beaux-frères Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, il entame des négociations de paix séparée avec la France. Le président de la République, Raymond Poincaré, et le président du Conseil, Aristide Briand, semblent favorables à une paix séparée avec les Austro-Hongrois. Mais le successeur d'Aristide Briand, Alexandre Ribot, fait tout pour faire échouer cette négociation. Plus tard, Georges Clémenceau, président du Conseil à la fin de l'année 1917, s'opposera farouchement à toute tentative de paix avec les empires centraux qu'il veut voir disparaître.

Les partisans de la paix en France seront furieux de l'attitude de Ribot. Anatole France, qui n'est pourtant pas suspect de sympathie monarchiste, dira : "Ribot est une vieille canaille d’avoir négligé pareille occasion. Un roi de France, oui, un roi aurait eu pitié de notre pauvre peuple exsangue, exténué, n’en pouvant plus. Mais la démocratie est sans cœur et sans entrailles. Au service des puissances d’argent, elle est impitoyable et inhumaine." Il décrira aussi l'empereur en ces termes : "L’empereur Charles a offert la paix, et on ne l’a pas écouté ; c’est le seul honnête homme qui ait paru au cours de cette guerre."

Charles Ier fera une ultime tentative pour convaincre les Allemands et permettre de relancer les négociations de paix, en écrivant au Kronprinz : "Malgré les efforts surhumains de nos troupes, la situation de l’arrière exige absolument une fin de la guerre dès avant l’hiver (…) J’ai des indices sûrs que nous pourrions gagner la France à notre cause si l’Allemagne pouvait se résoudre à certains sacrifices territoriaux en Alsace-Lorraine. Si nous gagnons la France alors nous sommes victorieux (…) aussi je te prie, en cette heure décisive pour l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, de penser à la situation générale et d’unir tes efforts aux miens pour terminer rapidement la guerre avec honneur." Cependant, en Allemagne, les autorités militaires (Paul von Hindenburg et son adjoint Erich Ludendorff) croient encore que la victoire est possible et ignorent les propositions de l'empereur d'Autriche.

Tout espoir de sortie honorable de la guerre est compromis quand les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Autriche (décembre 1917). L'empereur avait tout essayé, obtenant le soutien du pape Benoît XV et du roi d'Espagne Alphonse XIII, mais ce fut en vain : la France de Clémenceau voulait la peau des empires européens (Allemagne, Autriche, Empire Ottoman) et, pour ce faire, il fallait les anéantir militairement.

La dislocation de la double-monarchie

La guerre dure jusqu'à l'armistice signé avec l'Italie le 3 novembre 1918 à Villa Giusti. L'empire d'Autriche est disloqué. La Tchécoslovaquie, composée de la Bohême, de la Moravie, de la Silésie autrichienne, de la Slovaquie et de la Ruthénie subcarpathique, a proclamé son indépendance le 28 octobre. La Slovénie et la Croatie vont s'unir à la Serbie pour former le royaume des Serbes, Croates et Slovènes (1er décembre 1918), future Yougoslavie. La Galicie est incorporée à la Pologne qui a été reconstituée. Le Tyrol du Sud et le littoral autrichien sont annexés par l'Italie.

Le 11 novembre, l'empereur signe son acte de renonciation au château de Schönbrunn. Le 12 novembre, la république est proclamée en Autriche. En Hongrie, la république est proclamée le 16 novembre.

La famille impériale réside d'abord au château d'Eckartsau (Basse-Autriche) puis est contrainte à l'exil par le gouvernement autrichien. L'empereur et sa famille quittent leur pays le 23 mars 1919 pour s'installer en Suisse où réside la mère de l'impératrice.

Les tentatives de restauration en Hongrie

En Hongrie, l'amiral Miklos Horthy a pris le pouvoir en 1920. Il met fin à la république et fait de la Hongrie un royaume sans roi dont il est le régent. Le 28 mars 1921, Charles (IV) vient en Hongrie pour rencontrer le régent et lui demander de le reconnaître comme roi. Mais, sur des pressions extérieures (notamment de la part de la France et de la Tchécoslovaquie), l'amiral Horthy est contraint de refuser et Charles doit retourner en Suisse.

Le 21 octobre 1921, l'empereur-roi tente une deuxième fois de reconquérir sa couronne hongroise. Cette fois, il est accompagné d'une petite armée composée de monarchistes autrichiens et hongrois. Mais ils sont arrêtés par l'armée hongroise.

L'exil et la mort

Charles est remis aux Britanniques. La conférence des ambassadeurs des puissances alliées (victorieuses de la Première Guerre Mondiale) et associées décide d'assigner à résidence la famille impériale et royale sur l'île portugaise de Madère. Charles et sa famille y arrivent le 19 novembre 1921. L'empereur-roi ne supporte pas le climat de l'île et y meurt d'une pneumonie le 1er avril 1922, à l'âge de 34 ans, dans un relatif dénuement (les biens de la famille impériale ont été confisqués par la république autrichienne). Il est inhumé dans l'église Nossa Senhora do Monte, à Funchal.

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Bienheureux Charles d'Autriche

La béatification

Le 3 octobre 2004, le pape Jean-Paul II prononce la béatification de Charles Ier-IV qui a oeuvré pour le bien de ses peuples (politiques sociales), pour la paix et qui était un fervent catholique. Il est fêté le 21 octobre, qui n'est pas la date anniversaire de son décès mais celle de son mariage : l'Eglise a ainsi voulu signifier l'importance de l'impératrice Zita au sein du couple qu'elle formait avec le bienheureux Charles d'Autriche.

Voici un extrait de l'homélie prononcée par S.S. Jean-Paul II à cette occasion :

"Le devoir décisif du chrétien consiste à chercher en toute chose la volonté de Dieu, à la reconnaître et à la suivre. L'homme d'Etat et le chrétien Charles d'Autriche se fixa quotidiennement ce défi. Il était un ami de la paix. A ses yeux, la guerre apparaissait comme "une chose horrible". Arrivé au pouvoir dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, il tenta de promouvoir l'initiative de paix de mon prédécesseur Benoît XV. Dès le début, l'Empereur Charles conçut sa charge comme un service saint à ses sujets. Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté également dans son action politique. C'est pour cette raison que l'assistance sociale avait une telle importance à ses yeux. Qu'il soit un exemple pour nous tous, en particulier pour ceux qui ont aujourd'hui une responsabilité politique en Europe !"

Postérité

A sa mort, Charles avait sept enfants et son épouse était enceinte ; elle accoucha d'une fille, huitième enfant du couple, après le décès de l'empereur-roi. Leur fils aîné, Otto, devint chef de la famille impériale et royale à l'âge de dix ans, jusqu'à son décès en 2011. Depuis, c'est le fils aîné de ce dernier, l'archiduc Charles, qui est le chef de la Maison de Habsbourg-Lorraine. Les archiducs Otto et Charles ont tous deux été députés européens.

1er avril 1922
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