Articles d'actualité et d'humeur

Liberté-Laïcité-Caricature

Les attentats dont la France a été victime ces derniers temps nous font revivre l'horreur des actes d'intolérance dont font preuve les terroristes islamistes. Cette résurgence du terrorisme fait suite à la republication des caricatures du prophète Mohamed dans le magazine Charlie Hebdo. La première publication de ces caricatures, il y a cinq ans, avait déclenché une tuerie. La loi physique qui dit que les mêmes causes ont les mêmes effets semble s'appliquer aussi dans ce cas. Charlie Hebdo est un magazine gauchiste qui aime la provocation. Mais ce qu'il provoque, en l'occurrence, c'est la mort d'innocents. Bien sûr, les coupables sont les islamistes, mais l'équipe éditoriale de Charlie Hebdo est responsable de ce déchaînement de haine : d'abord des manifestations anti-françaises dans différents pays, puis des assassinats.

Mais que disent nos dirigeants ? Ils soutiennent la publication de ces dessins au nom de la "liberté d'expression". Ainsi Emmanuel Macron a déclaré : "Nous ne renoncerons pas aux caricatures". La république française, étant idéologiquement laïque (avec un passé anti-religieux), ne se préoccupe pas du respect pour la religion.

Si la plupart des pays étrangers condamnent ces attentats, nombreux sont ceux qui ne soutiennent pas cette démarche irrespectueuse envers les religions. Ainsi Justin Trudeau, premier ministre canadien, a trouvé les mots justes: "Nous nous devons d'agir avec respect pour les autres et chercher à ne pas blesser ceux avec qui nous partageons notre société". Le ministre des affaires étrangères de Jordanie (un royaume musulman qui ne soutient pas l'islamisme), Ayman Safadi, a déclaré : "Nous devons tous rejeter les actions qui alimentent la haine, la violence et le terrorisme, que nous condamnons sous toutes leurs formes".

La liberté d'expression est une bonne chose, mais il y a des limites à ne pas dépasser. La France a perdu le sens du sacré et se moquer de ce qui touche au religieux ne choque plus grand monde. Faut-il légiférer pour éviter ces atteintes à notre foi ? Ce ne devrait pas être nécessaire mais les Français sont tellement irréligieux qu'il faudrait leur dire jusqu'où ils ont droit d'aller. Ce qui n'augure rien de bon, c'est l'attitude de nos politiciens. En France, le seul régime capable de prendre la défense des religions est évidemment la monarchie. Un retour à la royauté légitime remettrait la religion à l'honneur et, sans avoir besoin de censurer, les Français changeraient d'attitude vis-à-vis du sacré.

J.S.

8/11/2020

Le Comte de Chambord,

un prince visionnaire et incompris

L'année 2020 marque le bicentenaire de la naissance de Comte de Chambord.

Voici l'occasion d'évoquer la pensée de ce prince, si important pour les royalistes.

Né Henri d'Artois, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, il est le roi Henri V pour les royalistes. Certains ont considéré qu'il était roi dès l'abdication de Charles X et la renonciation de son fils le dauphin Louis (1830), d'autres, qui avaient conscience qu'une abdication et une renonciation n'étaient pas conformes aux lois fondamentales du royaume, l'ont regardé comme leur roi à partir de la mort de son oncle Louis XIX (1844).

Pour la plupart des Français actuels, du moins parmi ceux qui ont entendu parler lui, il est celui qui a renoncé au trône (voir la tentative de restauration de 1873) à cause d'un simple détail : la couleur du drapeau. Un détail ? En fait, on lui imposait de choisir le drapeau tricolore (celui de la révolution de 1789, celui de Napoléon Ier et Napoléon III, celui de Louis-Philippe qui est monté sur le trône à sa place) au lieu du drapeau blanc qui était celui de la France avant 1789 et celui des règnes de son oncle Louis XVIII et de son grand-père Charles X. Bien sûr, il n'a pas seulement refusé le drapeau de la révolution : il a refusé qu'on lui impose des limites à son pouvoir.

Si les Français voulaient un roi légitime, il n'était pas nécessaire de dicter au prince quelle devrait être sa conduite : le comte de Chambord avait lui-même des idées libérales (dans le sens d'une plus grande liberté des citoyens), démocratiques (un droite de vote élargi, des assemblées plus représentatives) et sociales (notamment une meilleure protection des travailleurs). Mais il considérait que pour garantir le bien-être de ses sujets, il fallait que le roi eût suffisamment de pouvoir. C'est aussi ce que nous pensons. La pensée du Comte de Chambord, c'est ce que nous défendons sur ce site. Notre projet politique n'est pas éloigné de ce que prônait ce prince moderne.

Nous vous proposons de découvrir la pensée d'Henri V à partir des textes qu'il a écrits. Vous en trouverez quelques uns sur la page "Textes de Henri V, Comte de Chambord", annotés et remis dans leur contexte ; d'autres suivront.

J.S.

Le président ouvre les yeux grâce à la crise sanitaire

Le 25 mars 2020, Emmanuel Macron a annoncé des mesures en faveur du personnel soignant et des hôpitaux. Il a enfin pris conscience de la situation de notre système de santé. Oui, Monsieur le Président, ce n'est pas un secteur sur lequel il faut faire des économies ! Au contraire, nous manquons de médecins, d'infirmiers et d'infirmières, d'aides soignants, de matériel médical, de lits dans les hôpitaux. Il ne faut plus fermer des hôpitaux ou des maternités. Il a fallu une crise sanitaire telle que cette pandémie de covid-19 pour que le chef de l'état se rende compte que sa politique économique ne va pas dans le bon sens. Il va redresser la barre pour ce qui est des hôpitaux, ouvrira-t-il les yeux sur le reste ? Je pense notamment au service public qui est en train de disparaître. L'armée va être mise à contribution pour sortir de la crise sanitaire mais va-t-il augmenter le budget de la défense ? 

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Monsieur Macron gère le pays comme si c'était une entreprise. Ce n'est pas ce qu'on attend du chef de l'état. En royauté, le souverain était le "père du peuple", pas un banquier. Le roi avait une vision à long terme car la politique (au sens premier, c'est-à-dire la gestion de la cité), ce n'est pas du bricolage. Décidément, nous attendons l'établissement d'un régime plus humain, la mise en place d'un roi qui oeuvre pour le bien-être et le salut de ses sujets.

Jérôme S., 26 mars 2020

Peut-on éviter les grèves en France ?

La France est connue pour ses grèves à répétition. Mais est-ce une fatalité ?

 

Nous en avons tous assez des mouvements de grève, notamment des grèves de transport qui nous compliquent la vie ou mettent en péril la survie économique des petites entreprises. Mais il ne faut pas jeter l'opprobre sur les grévistes mais plutôt sur nos gouvernants.

La grève est en effet un moyen de faire entendre ses revendications. Ce n'est pas le seul moyen : on peut passer par les médias, mais ils ne publient ce qu'ils veulent bien. On peut aussi faire entendre sa voix par les élections : voilà un moyen très inefficace, car les élus ne vous représentent pas forcément (voir notre article sur l'oligarchie républicaine). D'ailleurs, la population ne s'y trompe pas et fait peu confiance à ses "représentants".

Non, décidément, le meilleur moyen de réduire les grèves, c'est de donner la parole au peuple par l'intermédiaire du référendum, d'initiative institutionnelle ou d'initiative populaire. Jusqu'à présent, la république française rechigne à recourir au référendum (voir notre article sur les référendums en France). c'est pourtant le meilleur moyen de consulter les Français. En France, l'Ancien Régime s'est effondré car nos rois n'ont pas su écouter leur peuple. La république est en train de suivre la même erreur.

Il est temps de réformer nos institutions. Je rêve d'une royauté qui saurait écouter son peuple au moyen de référendums comme c'est le cas actuellement dans la petite principauté de Liechtenstein. Les Français sont-ils prêts au changement de régime ? La question est ouverte...

Jérôme S., 22 décembre 2019