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Il faut dépoussiérer le royalisme !

Ce que j'expose dans ce qui suit ne va pas plaire à tout le monde, j'en ai bien conscience. Pourtant, il faut que ce soit dit : notre idéal ne pourra pas progresser si on ne dépoussière pas un peu les idées portées par les royalistes. Certains concepts doivent être remis au goût du jour, sans pour autant dénaturer ce à quoi nous aspirons.

A titre d'exemple, j'ai visionné un sujet fort intéressant développé par un abbé légitimiste. Je buvais du petit lait en l'écoutant jusqu'à ce dérapage qui m'a choqué : cet éclésiastique s'est mis à utiliser des mots d'un autre temps tels que "sodomites" et "métèques". Ces termes péjoratifs servent à marquer le mépris de cet homme pour les homosexuels et pour les étrangers ou Français d'origine étrangère. On a le droit de ne pas aimer tout le monde, mais dans la bouche d'un prêtre, c'est consternant !

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Moi qui suis assidu à la messe dominicale depuis quelques années, j'ai cru comprendre que le christianisme est une religion de l'Amour : l'amour que Notre Seigneur nous porte, l'amour que nous devons éprouver vis à vis de nos frères. Il m'a bien semblé comprendre aussi que nos frères ne sont pas seulement les personnes qui pensent comme nous et qui nous ressemblent en tout point. Au lieu de rejeter ceux qui ne sont pas comme nous, nous devons nous efforcer de leur tendre la main.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! » Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? »

Et le Roi leur répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Evangile selon St Matthieu 25, 34-40)

Je ne dis pas qu'il est facile de tendre la main à quelqu'un qui ne pense pas comme nous, qui n'a pas fait les mêmes choix que nous, qui est très différent de nous. Il est plus aisé de mépriser que d'aimer. Mais notre mérite en sera d'autant plus grand si nous nous efforçons de faire un pas vers les autres.

Pourquoi rejeter les homosexuels ? Mon intime conviction est qu'on n'est pas homosexuel par choix mais qu'on découvre un jour qu'on l'est. Le seul choix d'un homosexuel est soit d'opter pour une vie où il assume son orientation sexuelle, soit d'opter pour une vie d'hétérosexuel, en essayant de refouler ses penchants naturels. Il me semble que les deux options sont aussi difficiles l'une que l'autre. Alors, au lieu de les mépriser, nous devrions plutôt essayer de les comprendre et ne pas les juger.

 

Pourquoi rejeter les étrangers ? Ils sont parfois d'une autre couleur de peau, d'une autre religion, ils n'ont pas les mêmes coutumes, ils peuvent parler une autre langue. Pourtant il faut les regarder comme nos frères. Bien sûr, on voit d'un mauvais oeil ces migrants qui viennent chez nous. On se dit qu'ils viennent nous envahir mais leur but est, bien souvent, de fuir une situation intenable dans leur pays. Encore une fois, il faut essayer de les comprendre, leur tendre la main au lieu de les repousser.

Nous, royalistes catholiques (pour la plupart, j'imagine), nous devrions montrer l'exemple et nous comporter en chrétiens au lieu de nous enfermer dans une tour d'ivoire et vivre entre personnes semblables. Accepter les différences entre ses sujets est aussi le défi que doit relever le roi : en effet, il n'est pas question pour lui de n'aimer qu'une partie de son peuple. Nous, qui sommes au service du Roi, nous devons rassembler au lieu d'exclure. Notre rôle n'est pas de combattre les Français mais de lutter contre l'idéologie républicaine. Notre force est que nous ne soutenons pas une idéologie (contrairement aux républicains qui oeuvrent pour une idée abstraite, la République ) mais un homme, le Roi. Notre idéal tient en deux mots : royaume chrétien. C'est-à-dire un roi légitime désigné par les lois fondamentales du royaume, et un corpus de lois qui respectent les lois divines. Ces conditions nécessaires et suffisantes sont celles qu'il nous faut défendre.

 

Alors, chers amis royalistes, j'espère que vous n'aurez pas été rebutés par ces mots qui sonnent comme un sermon, mais que vous serez d'accord avec moi pour faire le ménage dans notre maison et ouvrir les fenêtres car ça commence à sentir le renfermé. 

J.S., 9 novembre 2021

 

La Restauration à l'école de la république

La Restauration est une période de l'Histoire de France entre 1814 et 1830. Elle tient son nom d'un événement peu connu : la restauration de la royauté après la chute de Napoléon Ier (1814). Il y a même eu une deuxième restauration puisque Napoléon est revenu (les Cents Jours) et a de nouveau été vaincu (1815).

Evénement peu connu ? En effet, on connaît bien la chute de la royauté lors de la première révolution française, mais on oublie que Louis XVI n'a pas été le dernier roi à régner sur la France.

Il faut dire qu'il n'est pas de l'intérêt de la république de rappeler que ce régime n'a pas toujours fait l'unanimité, que les Français n'ont pas tous voulu l'abolition de la royauté et qu'ils ont même désiré retrouver le régime qui a construit la France.

Ainsi, dans les programmes d'Histoire de l'Education Nationale, on passe vite sur la Restauration. Des professeurs n'ont même pas le temps de traiter cette période.

Personnellement, je n'ai aucun souvenir d'avoir étudié la Restauration au collège et je sais qu'on l'a juste citée au lycée. J'ai vraiment découvert cette période grâce à mon professeur de Français en première : pour pouvoir étudier la littérature du XIXème siècle, il lui avait semblé nécessaire, à raison, de rappeler le contexte historique. Il a ainsi décrit les différents régimes qui se sont succédés au XIXème siècle, en n'oubliant pas de citer Louis XVIII et Charles X. Ce fut une véritable découverte pour moi. Il est malheureux de ne pas avoir fait cette découverte en cours d'Histoire, en seconde.

Prenons l'exemple du collège. C'est en classe de quatrième que la Restauration est traitée. Est-elle bien traitée ? Vous connaissez déjà la réponse ...

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Il y a deux cents ans régnait Louis XVIII. Qui s'en souvient ?

Voici le programme d'histoire en quatrième, tel que défini par le Ministère de l'Education Nationale :

 

Thème 1 : Le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions

  • Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux, traites négrières et esclavage au XVIIIe siècle 

  • L'Europe des Lumières : circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l'absolutisme

  • La Révolution française et l'Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe

Thème 2 : L'Europe et le monde au XIXe siècle

  • L'Europe de la « révolution industrielle » 

  • Conquêtes et sociétés coloniales

Thème 3 : Société, culture et politique dans la France du XIXe siècle

  • Une difficile conquête : voter de 1815 à 1870 

  • La Troisième République

  • Conditions féminines dans une société en mutation

 

Ayant eu cette année scolaire un fils en quatrième, je lui ai demandé son livre d'histoire-géographie pour voir comment y est traitée la Restauration. On n'y parle de cette période que dans le chapitre consacré au vote de 1814 à 1870. Le vote est apparemment le seul point intéressant pendant cette période. Il est traité dans une partie couvrant la période de 1814 à 1848, c'est-à-dire qu'on "étudie" en même temps la Restauration et la Monarchie de Juillet. Il faut cependant noter un point positif : une frise chronologique permet de situer les différents régimes qui se sont succédés entre 1814 et 1870. Les différents souverains sont cités, brièvement présentés sans entrer dans le détail.

J'ai la chance d'avoir eu un autre fils en classe de première, où on traite aussi de la Restauration. Dans son manuel, on comprend mieux la succession des régimes, mais la partie consacrée à la Restauration tient en une page.

 

Voici le programme d'histoire en première :

Thème 1 : L’Europe face aux révolutions

  • La Révolution française et l’Empire : une nouvelle conception de la nation

  • L’Europe entre restauration et révolution (1814-1848)

Thème 2 : La France dans l’Europe des nationalités : politique et société (1848-1871)

  • La difficile entrée dans l’âge démocratique : la Deuxième République et le Second Empire

  • L’industrialisation et l’accélération des transformations économiques et sociales en France

  • La France et la construction de nouveaux États par la guerre et la diplomatie

Thème 3 : La Troisième République avant 1914 : un régime politique, un empire colonial

  • La mise en œuvre du projet républicain

  • Permanences et mutations de la société française jusqu’en 1914

  • Métropole et colonies

 

Pourquoi un tel désintérêt pour la Restauration ?

Bien sûr, il y a une cause pratique : les programmes sont chargés du fait qu'ils portent sur une longue période de l'histoire. Il n'est donc pas possible d'étudier en détail chaque régime. Il ne faut pas perdre de vue que l'Histoire doit être vue (je dirais plutôt aperçue) en entier (de la Préhistoire à l'époque contemporaine) pendant les quatre années du collège et revue pendant les trois années du lycée. Au lieu de cela, son étude pourrait être étalée sur les sept années de l'enseignement secondaire.

Mais il y a aussi une évidente cause idéologique : il ne s'agirait pas de donner de mauvaises idées aux jeunes en leur laissant à penser que la république ne durera pas éternellement et que la royauté pourrait être rétablie comme elle l'a déjà été dans le passé. N'oublions pas que le but de l'Education Nationale est de former des républicains...

J.S., 21 juillet 2021

 

Faut-il être catholique pour être royaliste ?

En France, les rois étaient catholiques. Etant rois de droit divin, ils faisaient le serment de protéger l'Eglise. Depuis la crise successorale qui a suivi la mort du roi Henri III et qui a trouvé une solution dans la conversion au catholicisme de son successeur Henri IV, on a entériné le principe de catholicité qui impose que le roi de France soit de religion catholique et issu d'un mariage catholique. Pour autant, les sujets du roi n'étaient pas nécessairement catholiques : beaucoup étaient protestants. Le fait que le catholicisme fût la religion officielle n'interdisait pas automatiquement les autres cultes. Il est vrai que Louis XIV a voulu revenir sur la liberté religieuse (révocation de l'Edit de Nantes). Mais, de nos jours, les catholiques et les protestants sont en bons termes. Il va de soi que la prochaine royauté serait un régime où les sujets du Roi Très Chrétien auraient le droit de pratiquer leur culte, et cela ne concerne pas seulement les protestants. La France actuelle est multiconfessionnelle mais la plupart des Français religieux ont en commun d'adorer le même Dieu, celui de la Bible, et de reconnaître comme socle de la société le décalogue. Or, dans la royauté française, les lois reposent aussi sur ce socle commun.

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SS le Pape François et SM le Roi du Maroc à l'institut Mohammed VI de formation des imams.

Malgré ce que certains voudraient nous faire croire, les catholiques et les musulmans sont faits pour s'entendre.

Un catholique a plus de points communs avec un musulman qu'avec un athée.

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*Youssef Hindi est un Français musulman d'origine marocaine. C'est un brillant essayiste, spécialiste de géopolitique et d'histoire des religions. Retrouvez ses publications, conférences et interviewes sur Youssef Hindi – Géopolitique, Histoire des Religions (wordpress.com)

Actuellement, nous vivons sous une république laïque où règne, officiellement, le liberté de culte. Mais la laïcité de cette république ne signifie pas sa neutralité à l'égard des religions. Cette laïcité est même érigée en religion qui s'oppose aux autres. Je vous recommande, à ce propos, la lecture de l'ouvrage de Youssef Hindi* : La Mystique de la Laïcité (Ed. Sigest, 2017). On sait comment, au début de la troisième république, tout a été fait pour diminuer l'influence de l'Eglise catholique, notamment dans l'enseignement. La république franc-maçonne a pris le contrôle de l'enseignement qu'elle nomme "éducation" ; ce terme n'est pas anodin : il s'agit bien d'éduquer les jeunes pour les éloigner de la religion et en faire de bons républicains dociles. De nos jours, la France est largement déchristianisée. Beaucoup de catholiques n'ont plus guère de convictions religieuses et ne pratiquent pas la religion. Par ailleurs, de plus en plus de Français sont athées. Bref, la religion n'a plus sa place dans la société de la cinquième république.

Or, les royalistes sont généralement attachés à la religion et mettent leur espoir de restauration religieuse dans le retour de la royauté. Les catholiques ne sont pas les seuls à souffrir du joug de la laïcité. Chez nos frères musulmans, la religion a aussi une importance primordiale. L'école de la république sape l'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants. Ainsi, les catholiques et les musulmans ont pour ennemi commun la laïcité. Dans les monarchies musulmanes, le roi est le protecteur de la religion, tout comme l'est le roi de France. Le retour de la royauté en France serait donc profitable aussi bien aux catholiques qu'aux musulmans (n'oublions pas que nous adorons le même Dieu). En conclusion, il n'est pas nécessaire d'être catholique pour être royaliste : on peut aussi être musulman, protestant, orthodoxe, juif, voire athée, à condition d'accepter que la législation française soit en accord avec les principes religieux communs aux principales croyances. Et ceci, seul le roi peut le garantir.

La question à se poser maintenant serait donc : comment être catholique sans être royaliste ?

J.S.

mis en ligne le 26/05/2021

 
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Reconfinement : réaction d'un lycéen

 

Notre ami qui tient la rubrique Chronique d'un jeune royaliste a tenu a vous faire part de sa réaction face à l'annonce gouvernementale de reconfinement national.

Ne vous réjouissez pas d’avoir un nouveau confinement. Toi qui ne voulais pas porter un morceau de tissu sur ta bouche pour atteinte à la liberté et puis toi qui ne voulais pas mettre de gel hydroalcoolique parce que tu as la flemme et parce qu’il est visqueux. Vous tous qui êtes contents parce que vous allez rater des heures de cours, je vous trouve hypocrites. J’entends encore vos soupirs et vos cris, demandant absolument à sortir lors du premier confinement. Vous criez liberté, égalité, fraternité, mais cette liberté est un cadeau empoisonné qui tue l’égalité et la fraternité. Toi qui es plus catho que catholique, hypocrite, je t’accuse de suivre bêtement les autres et de ne pas réfléchir à ton prochain ! Je vous accuse d’oublier vos valeurs, laissant place à l’égoïsme. Je t’accuse, toi Parisien, qui nous méprise mais qui viens chez nous, nous contaminer, mais en gardant ton argent en poche. Ne soyez pas heureux, la France coule, ses finances agonisent, sa population est mécontente mais préfère ne pas porter un masque correctement car il gratte, comprenez donc ! Mais comment je fais pour aimer cette France là ? Comment fais-je pour vouloir vous aider tandis que vous ne voulez pas même vous aider ? Ne vous réjouissez pas et soyez humains, notre planète survivra, mais ce n’est pas le cas de notre existence si chacun de nous continue comme ça.

A.A.S.

31 mars 2021

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Liberté-Laïcité-Caricature

Les attentats dont la France a été victime ces derniers temps nous font revivre l'horreur des actes d'intolérance dont font preuve les terroristes islamistes. Cette résurgence du terrorisme fait suite à la republication des caricatures du prophète Mohamed dans le magazine Charlie Hebdo. La première publication de ces caricatures, il y a cinq ans, avait déclenché une tuerie. La loi physique qui dit que les mêmes causes ont les mêmes effets semble s'appliquer aussi dans ce cas. Charlie Hebdo est un magazine gauchiste qui aime la provocation. Mais ce qu'il provoque, en l'occurrence, c'est la mort d'innocents. Bien sûr, les coupables sont les islamistes, mais l'équipe éditoriale de Charlie Hebdo est responsable de ce déchaînement de haine : d'abord des manifestations anti-françaises dans différents pays, puis des assassinats.

Mais que disent nos dirigeants ? Ils soutiennent la publication de ces dessins au nom de la "liberté d'expression". Ainsi Emmanuel Macron a déclaré : "Nous ne renoncerons pas aux caricatures". La république française, étant idéologiquement laïque (avec un passé anti-religieux), ne se préoccupe pas du respect pour la religion.

Si la plupart des pays étrangers condamnent ces attentats, nombreux sont ceux qui ne soutiennent pas cette démarche irrespectueuse envers les religions. Ainsi Justin Trudeau, premier ministre canadien, a trouvé les mots justes : "Nous nous devons d'agir avec respect pour les autres et chercher à ne pas blesser ceux avec qui nous partageons notre société". Le ministre des affaires étrangères de Jordanie (un royaume musulman qui ne soutient pas l'islamisme), Ayman Safadi, a déclaré : "Nous devons tous rejeter les actions qui alimentent la haine, la violence et le terrorisme, que nous condamnons sous toutes leurs formes".

La liberté d'expression est une bonne chose, mais il y a des limites à ne pas dépasser. La France a perdu le sens du sacré et se moquer de ce qui touche au religieux ne choque plus grand monde. Faut-il légiférer pour éviter ces atteintes à notre foi ? Ce ne devrait pas être nécessaire mais les Français sont tellement irréligieux qu'il faudrait leur dire jusqu'où ils ont droit d'aller. Ce qui n'augure rien de bon, c'est l'attitude de nos politiciens. En France, le seul régime capable de prendre la défense des religions est évidemment la monarchie. Un retour à la royauté légitime remettrait la religion à l'honneur et, sans avoir besoin de censurer, les Français changeraient d'attitude vis-à-vis du sacré.

J.S.

8/11/2020

Le Comte de Chambord,

un prince visionnaire et incompris

L'année 2020 marque le bicentenaire de la naissance de Comte de Chambord.

Voici l'occasion d'évoquer la pensée de ce prince, si important pour les royalistes.

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Né Henri d'Artois, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, il est le roi Henri V pour les royalistes. Certains ont considéré qu'il était roi dès l'abdication de Charles X et la renonciation de son fils le dauphin Louis (1830), d'autres, qui avaient conscience qu'une abdication et une renonciation n'étaient pas conformes aux lois fondamentales du royaume, l'ont regardé comme leur roi à partir de la mort de son oncle Louis XIX (1844).

Pour la plupart des Français actuels, du moins parmi ceux qui ont entendu parler lui, il est celui qui a renoncé au trône (voir la tentative de restauration de 1873) à cause d'un simple détail : la couleur du drapeau. Un détail ? En fait, on lui imposait de choisir le drapeau tricolore (celui de la révolution de 1789, celui de Napoléon Ier et Napoléon III, celui de Louis-Philippe qui est monté sur le trône à sa place) au lieu du drapeau blanc qui était celui de la France avant 1789 et celui des règnes de son oncle Louis XVIII et de son grand-père Charles X. Bien sûr, il n'a pas seulement refusé le drapeau de la révolution : il a refusé qu'on lui impose des limites à son pouvoir.

Si les Français voulaient un roi légitime, il n'était pas nécessaire de dicter au prince quelle devrait être sa conduite : le comte de Chambord avait lui-même des idées libérales (dans le sens d'une plus grande liberté des citoyens), démocratiques (un droite de vote élargi, des assemblées plus représentatives) et sociales (notamment une meilleure protection des travailleurs). Mais il considérait que pour garantir le bien-être de ses sujets, il fallait que le roi eût suffisamment de pouvoir. C'est aussi ce que nous pensons. La pensée du Comte de Chambord, c'est ce que nous défendons sur ce site. Notre projet politique n'est pas éloigné de ce que prônait ce prince moderne.

Nous vous proposons de découvrir la pensée d'Henri V à partir des textes qu'il a écrits. Vous en trouverez quelques uns sur la page "Textes de Henri V, Comte de Chambord", annotés et remis dans leur contexte ; d'autres suivront.

J.S.

Le président ouvre les yeux grâce à la crise sanitaire

Le 25 mars 2020, Emmanuel Macron a annoncé des mesures en faveur du personnel soignant et des hôpitaux. Il a enfin pris conscience de la situation de notre système de santé. Oui, Monsieur le Président, ce n'est pas un secteur sur lequel il faut faire des économies ! Au contraire, nous manquons de médecins, d'infirmiers et d'infirmières, d'aides soignants, de matériel médical, de lits dans les hôpitaux. Il ne faut plus fermer des hôpitaux ou des maternités. Il a fallu une crise sanitaire telle que cette pandémie de covid-19 pour que le chef de l'état se rende compte que sa politique économique ne va pas dans le bon sens. Il va redresser la barre pour ce qui est des hôpitaux, ouvrira-t-il les yeux sur le reste ? Je pense notamment au service public qui est en train de disparaître. L'armée va être mise à contribution pour sortir de la crise sanitaire mais va-t-il augmenter le budget de la défense ? 

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Monsieur Macron gère le pays comme si c'était une entreprise. Ce n'est pas ce qu'on attend du chef de l'état. En royauté, le souverain était le "père du peuple", pas un banquier. Le roi avait une vision à long terme car la politique (au sens premier, c'est-à-dire la gestion de la cité), ce n'est pas du bricolage. Décidément, nous attendons l'établissement d'un régime plus humain, la mise en place d'un roi qui oeuvre pour le bien-être et le salut de ses sujets.

Jérôme S., 26 mars 2020

Peut-on éviter les grèves en France ?

La France est connue pour ses grèves à répétition. Mais est-ce une fatalité ?

 

Nous en avons tous assez des mouvements de grève, notamment des grèves de transport qui nous compliquent la vie ou mettent en péril la survie économique des petites entreprises. Mais il ne faut pas jeter l'opprobre sur les grévistes mais plutôt sur nos gouvernants.

La grève est en effet un moyen de faire entendre ses revendications. Ce n'est pas le seul moyen : on peut passer par les médias, mais ils ne publient ce qu'ils veulent bien. On peut aussi faire entendre sa voix par les élections : voilà un moyen très inefficace, car les élus ne vous représentent pas forcément (voir notre article sur l'oligarchie républicaine). D'ailleurs, la population ne s'y trompe pas et fait peu confiance à ses "représentants".

Non, décidément, le meilleur moyen de réduire les grèves, c'est de donner la parole au peuple par l'intermédiaire du référendum, d'initiative institutionnelle ou d'initiative populaire. Jusqu'à présent, la république française rechigne à recourir au référendum (voir notre article sur les référendums en France). c'est pourtant le meilleur moyen de consulter les Français. En France, l'Ancien Régime s'est effondré car nos rois n'ont pas su écouter leur peuple. La république est en train de suivre la même erreur.

Il est temps de réformer nos institutions. Je rêve d'une royauté qui saurait écouter son peuple au moyen de référendums comme c'est le cas actuellement dans la petite principauté de Liechtenstein. Les Français sont-ils prêts au changement de régime ? La question est ouverte...

Jérôme S., 22 décembre 2019