Ras-le-bol de la république ?  Et pourquoi pas la monarchie ?

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Fondé en 2016, le site Demain : La Monarchie vous propose une alternative politique à la république que nous subissons actuellement. Vous y trouverez des articles d'opinion, d'information et de documentation. Ce site souhaite aussi créer du lien entre royalistes et vous laisser la parole.

Notre projet politique 

Nous proposons un nouveau régime alliant monarchie absolue et démocratie (mais si, c'est possible !).

► en savoir plus

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Avis aux associations et sites légitimistes

 

Un

Conseil Légitimiste Français

vient de se former.

Son objectif est de fédérer les associations et les sites internet légitimistes afin de mener des actions communes.

Si vous avez le même désir d'œuvrer pour la restauration de la royauté légitime, vous pouvez rejoindre ce conseil légitimiste.

Pour plus d'informations, vous pouvez

nous contacter.

Vive le Roi,

vive la France !

Envie de jouer ? Demain la Monarchie vous propose un quiz de 10 questions portant sur les thèmes abordés sur le site.

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Cette chronique propose des textes écrits par notre ami Eric Garnier-Audebourg, artiste peintre qui a aussi une jolie plume.

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Dans cette chronique, nous donnons la parole à un jeune royaliste qui nous propose régulièrement des articles sur divers sujets.

Restauration de la Royauté

- les restaurations de 1814 / 1815

- les tentatives de restauration

- les restaurations à l'étranger

- comment restaurer la royauté ?

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Découvrez notre sélection de textes écrits par Henri V, Comte de Chambord

"Ma personne n'est rien. Mon principe est tout"

Manifeste de Salzbourg (1873)

Que signifie vraiment cette expression ?

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Pétition :

Pour un Roi à la tête de la France

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Le site Demain : la Monarchie vous propose une pétition postée sur la plateforme change.org.

Signez et partagez cette pétition !

Foire aux idées reçues

"La cinquième république est une démocratie."

 → C'est faux ! C'est une oligarchie.

   ► en savoir plus

"La royauté ne peut pas revenir en France."

 → Absurde !

► en savoir plus

"Les royalistes veulent restaurer l'Ancien Régime."

 → C'est très réducteur ! Beaucoup souhaitent au contraire instaurer un Nouveau Régime

► en savoir plus

 

L'histoire se répète : la Deuxième République devient le Second Empire

Les premières élections présidentielles en France ont lieu les 10 et 11 décembre 1848. Le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, est élu à 74,2 % des voix. La constitution prévoyait que le pouvoir législatif appartiendrait à un parlement à chambre unique : l'assemblée nationale législative. Celle-ci est élue les 13 et 14 mai 1849. La Parti de l'Ordre y est largement majoritaire ; il est composé principalement d'orléanistes, de légitimistes et de bonapartistes. C'est donc une assemblée majoritairement monarchiste.

Poème

Notre ami V.C. du Cercle Royal des Enfants de France vous propose ce poème qu'il a écrit et qu'il a intitulé comme notre site. Un grand merci à lui.

Demain : la monarchie

Vous reviendrez bientôt, car ils vous appelleront,

Les français citoyens, et vous l'avez compris,

Vous reviendrez bientôt, les bras pleins de pardons,

Pour relever le trône que Dieu nous a promis.

 

La France appellera, dans peu de temps maintenant,

Ce roi qui conduira le France au cœur de Dieu,

Afin de bien mener la mission divine,

Qui est de donner Dieu au reste de notre monde.

 

Et maintenant priez, agissez, militez,

La France de demain laquelle sera-t-elle ?

Dictature, république, Monarchie Catholique,

A nous de décider, l'avenir de la France.

 

Maintenant, soyons fous, soyons grands, confions-nous,

Les hommes d'armes batailleront, Dieu donnera la victoire,

Après Clovis, Saint Louis, Henri IV et Louis XVI,

Louis XX sera le Roi d'une France Suprême.

 

Et chaque jour disons, prions et acclamons,

Le Roi des Rois, en qui nous nous confions,

Notre Dieu notre Roi, avec qui nous vaincrons,

Et nous sommes fiers de dire...

 

Pour l'instant l'anarchie,

Demain : La Monarchie.

 

V.C.

Mis en ligne le 12/06/2021

La vérité historique

Cet article nous est proposé par A.A.S., l'auteur de la Chronique d'un Jeune Royaliste.

1789, la révolution bourgeoise 

1ère partie

Le 25 mai 1763, la police des grains est supprimée et laisse place à la libre circulation des grains. Le prix du pain explose, c’est la première expérience libérale. Le 14 juillet 1789, selon la version «officielle», le peuple se soulève contre le Roy et ses privilèges. Mais que s’est-il réellement passé, pourquoi parle-t-on de révolution bourgeoise ? C’est à travers cet exposé que nous allons tenter d’expliquer une des dates les plus connues de notre monde. Nous verrons dans un premier temps comment et pourquoi nous sommes arrivés au 14 juillet 1789 puis nous nous dirigerons sur les conséquences de cette révolution économique.

En 1763, la France donne un grand signe de faiblesse. Elle perd le Canada avec le traité de Paris. Alors qu’est ce que c’est le traité de Paris ? C’est le traité qui met fin à la Guerre de Sept Ans. Il est signé le 10 février 1763 par le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Étienne-François de Choiseul à l’hôtel d’un diplomate anglais à Paris. Il signe le traité au nom du roi Louis XV. Petite parenthèse, pour ceux qui ne connaissent pas, Choiseul c’est l’ambassadeur de France à Vienne qui a négocié le mariage du futur Louis XVI et de l’archiduchesse Marie-Antoinette. Ce qui est décidé dans le traité de Paris, c’est notamment la perte de la Nouvelle-France, constituée d'un territoire d’Amérique du Nord, dont la capitale était Québec. La France doit aussi céder certaines îles des Antilles, des territoires en Inde et en Afrique. Mais bon, en France, on se réjouit de la perte du Canada car finalement, selon Voltaire "Pourquoi être allé s’établir dans un pays couvert de neiges et de glaces huit mois de l’année, habité par des barbares, des ours et des castors."

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Etienne François de Choiseul (1719-1785), duc de Choiseul-Stainville, chef du gouvernement de Louis XV de 1758 à 1770

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Voltaire (1694-1778)

Après la défaite de la France et le traité de Paris, il écrira une lettre à Étienne de Choiseul, je cite « Permettez-moi donc, Monsieur, de vous faire mon compliment ; je suis comme le public, j’aime beaucoup mieux la paix que le Canada et je crois que la France peut être heureuse sans Québec. Vous nous donnez précisément ce dont nous avons besoin. » En gros, il est content que les Anglais aient gagné la guerre qui peut-être au final débarrasse d’un territoire qui paraît inutile, mais qui a ruiné le Royaume. C’est ça la fraternité de Voltaire et son fameux esprit d’ouverture au passage.. Dans Candide il nous livre l’ouverture d’esprit de Candide aux différentes civilisations, mais il définit les habitants d’Amérique du Nord comme des Barbares… Imaginez donc ce qu’il pense des habitants d’Afrique… C’est ahurissant...

Opinion

Faut-il être catholique pour être royaliste ?

En France, les rois étaient catholiques. Etant rois de droit divin, ils faisaient le serment de protéger l'Eglise. Depuis la crise successorale qui a suivi la mort du roi Henri III et qui a trouvé une solution dans la conversion au catholicisme de son successeur Henri IV, on a entériné le principe de catholicité qui impose que le roi de France soit de religion catholique et issu d'un mariage catholique. Pour autant, les sujets du roi n'étaient pas nécessairement catholiques : beaucoup étaient protestants. Le fait que le catholicisme fût la religion officielle n'interdisait pas automatiquement les autres cultes. Il est vrai que Louis XIV a voulu revenir sur la liberté religieuse (révocation de l'Edit de Nantes). Mais, de nos jours, les catholiques et les protestants sont en bons termes. Il va de soi que la prochaine royauté serait un régime où les sujets du Roi Très Chrétien auraient le droit de pratiquer leur culte, et cela ne concerne pas seulement les protestants. La France actuelle est multiconfessionnelle mais la plupart des Français religieux ont en commun d'adorer le même Dieu, celui de la Bible, et de reconnaître comme socle de la société le décalogue. Or, dans la royauté française, les lois reposent aussi sur ce socle commun.

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SS le Pape François et SM le Roi du Maroc à l'institut Mohammed VI de formation des imams.

Malgré ce que certains voudraient nous faire croire, les catholiques et les musulmans sont faits pour s'entendre.

Un catholique a plus de points communs avec un musulman qu'avec un athée.

Actuellement, nous vivons sous une république laïque où règne, officiellement, le liberté de culte. Mais la laïcité de cette république ne signifie pas sa neutralité à l'égard des religions. Cette laïcité est même érigée en religion qui s'oppose aux autres. Je vous recommande, à ce propos, la lecture de l'ouvrage de Youssef Hindi* : La Mystique de la Laïcité (Ed. Sigest, 2017). On sait comment, au début de la troisième république, tout a été fait pour diminuer l'influence de l'Eglise catholique, notamment dans l'enseignement. La république franc-maçonne a pris le contrôle de l'enseignement qu'elle nomme "éducation" ; ce terme n'est pas anodin : il s'agit bien d'éduquer les jeunes pour les éloigner de la religion et en faire de bons républicains dociles. De nos jours, la France est largement déchristianisée. Beaucoup de catholiques n'ont plus guère de convictions religieuses et ne pratiquent pas la religion. Par ailleurs, de plus en plus de Français sont athées. Bref, la religion n'a plus sa place dans la société de la cinquième république.

*Youssef Hindi est un Français musulman d'origine marocaine. C'est un brillant essayiste, spécialiste de géopolitique et d'histoire des religions. Retrouvez ses publications, conférences et interviewes sur Youssef Hindi – Géopolitique, Histoire des Religions (wordpress.com)

Or, les royalistes sont généralement attachés à la religion et mettent leur espoir de restauration religieuse dans le retour de la royauté. Les catholiques ne sont pas les seuls à souffrir du joug de la laïcité. Chez nos frères musulmans, la religion a aussi une importance primordiale. L'école de la république sape l'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants. Ainsi, les catholiques et les musulmans ont pour ennemi commun la laïcité. Dans les monarchies musulmanes, le roi est le protecteur de la religion, tout comme l'est le roi de France. Le retour de la royauté en France serait donc profitable aussi bien aux catholiques qu'aux musulmans (n'oublions pas que nous adorons le même Dieu). En conclusion, il n'est pas nécessaire d'être catholique pour être royaliste : on peut aussi être musulman, protestant, orthodoxe, juif, voire athée, à condition d'accepter que la législation française soit en accord avec les principes religieux communs aux principales croyances. Et ceci, seul le roi peut le garantir.

La question à se poser maintenant serait donc : comment être catholique sans être royaliste ?

J.S.

mis en ligne le 26/05/2021

Chronique d'un jeune royaliste

Idée reçue : Les paysans médiévaux, 1000 ans de famines

Nous allons aborder une idée reçue très répandue en France, et même à travers l’Europe : Le Moyen-Âge, c’est l’histoire des 1001 famines, les paysans mouraient de faim !

Les Très Riches Heures du duc de Berry (début XVème s.) : le mois de mars

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Examinons de plus près et soyons raisonnables. Pourquoi cherche-t-on à détruire le Moyen-Âge ? La France s’est construite durant ces 1000 ans. Elle est devenue catholique par le baptême de Clovis et l’est restée jusqu’en 1905 (même si la révolution de 1789 était déjà anticléricale, évidemment). La grandeur de la France s’est faite grâce à l’Église et grâce à la royauté. Donc si on veut changer le système, il faut critiquer le système actuel. Mais alors que dit l’éducation nationale au sujet de la nourriture au Moyen-Âge ? Au menu du déjeuner, nous vous proposons une soupe aux cailloux, accompagnée de choux et une tranche de pain noir dur. Et si vous êtes sage, votre soupe sera tiède, et non pas froide. Et avec ceci, un verre d’eau tiré du puits, parce que c’est important de boire ! C’est quand même incroyable qu’ils puissent avoir accès à l’eau du puits, on pourrait penser qu’elle serait privatisée par le méchant seigneur. D’ailleurs, à la cour du château, nous proposons toutes les richesses du royaume dans votre bouche.

Maintenant, que disent l’histoire et la logique ? L’essor du catholicisme voit la construction d’églises et de cathédrales, nous sommes d’accord. Donc, pour tailler les pierres, pour les porter, poser les vitraux en montant sur l’échafaudage qui s’élève à plusieurs mètres d’altitude etc.… sans avoir pris des forces, est-ce logique? Non, les ouvriers étaient costauds, il en faut des muscles pour porter des pierres, quand-même ! Ce n’est pas avec du chou et du pain que vous êtes bâtisseur d’églises ! Ce ne sont pas les chevaliers qui les construisaient. Concernant le pain, qui le faisait ? Ce sont les cuisiniers du seigneur qui faisaient le pain et qui distribuaient du pain noir et dur ? Non, soyons logique. Les paysans ne vont pas s’amuser à faire du mauvais pain pour le manger. Certes le pain blanc était plus cher, et c’est normal. Et puis surtout, nos plats traditionnels. Comment avons nous fait pour transmettre nos recettes au fil des générations si nous n’avions pas les ressources nécessaires pour les cuisiner ? Alors, on ne peut pas nier les différentes famines, les maladies telles que la peste, mais ce n’est pas une question de régime. C’est tout simplement une question d’époque. La médecine n’était pas autant avancée qu’au 21ème siècle. Au Moyen-Âge, on mangeait les pâtés de cerf, les volailles, les sangliers, du cassoulet, des ragoûts, et le miel coulait dans la salade accompagnée de gésiers. Nos pâtisseries donnaient la sensation que le paradis était dans notre bouche, qu'on mâchait de l’or. Sans oublier nos bières brassées par nos moines trappistes, ou bien encore nos vins bordelais, bourguignons, languedociens ou notamment nos champagnes ! Petite anecdote, le champagne existait déjà en 496 (ce n'était pas encore le champagne pétillant tel que nous le connaissons actuellement) : lors du baptême de Clovis, on fêta ce baptême avec du champagne. Les paysans avaient accès aux vins.

Revenons sur le pain. Si le pain est associé au premier cliché français, c’est parce que le pain est absolument sacré pour nous, et pour notre Roy. Nous avions du pain, et pas seulement du pain dur. D’ailleurs pourquoi les paysans attendraient-ils que le pain soit dur pour le manger ? Ce n’est pas logique. Et ce n’est pas grâce à la république pour le coup que nous avons du pain. Au contraire, les révolutionnaires ont voulu instaurer la libre circulation des grains. Ils se sont donc attaqués au pain du peuple pour que les commerçants (les bourgeois) puissent s’enrichir (notamment sous le contrôle de Jacques Turgot).

Conclusion, « Les paysans mouraient de faim pendant 1000 ans » = argument non recevable

 

Pour aller plus loin :

-Les mensonges sur le Moyen-Âge par l'éducation nationale

https://www.youtube.com/watch?v=RfwQLW7n5RI

                                     A.A.S.

Mis en ligne le 16/05/2021

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Ces républiques qui virent à la monarchie (2)

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Dans le premier volet de cette série sur Ces républiques qui virent à la monarchie, nous avons vu comment, en France, la Première République s'est transformée en Premier Empire : celui qui détenait le pouvoir en tant que Premier Consul, Napoléon Bonaparte, est devenu empereur des Français. Cette période impériale ne dura qu'une dizaine d'années (1804-1814 plus les Cent Jours en 1815) et se termina par la défaite de l'empereur face aux puissances européennes coalisées. La France connut ensuite une période plus pacifique, la Restauration (1814-1830), qui vit le retour de la royauté légitime. Une deuxième révolution mit sur le trône un roi des Français, Louis-Philippe d'Orléans, qui usurpa la couronne jusqu'à ce qu'il soit lui-même renversé par une troisième révolution.

Cette fois, c'est une république qui est proclamée le 24 février 1848. Un gouvernement provisoire est constitué. Les élections législatives d'avril 1848 sont les premières depuis 1792 à se faire au suffrage universel masculin. L'Assemblée Nationale Constituante ainsi élue élabore une nouvelle constitution, votée le 4 novembre. Cette constitution prévoit que le chef du pouvoir exécutif sera un président (c'est la première fois en France) :

Article 43 : Le peuple français délègue le Pouvoir exécutif à un citoyen qui reçoit le titre de président de la République.

Article 45 : Le président de la République est élu pour quatre ans, et n'est rééligible qu'après un intervalle de quatre années. Ne peuvent, non plus, être élus après lui, dans le même intervalle, ni le vice-président, ni aucun des parents ou alliés du président jusqu'au sixième degré inclusivement.

 

 

Le principe de continuité

 

"Le Roi est mort, vive le Roi !" Cette expression traduit le principe de continuité. Il n'y a pas d'interruption du pouvoir royal : dès qu'un roi décède, son successeur est automatiquement et immédiatement roi. C'est pourquoi on dit aussi qu'en France, le roi ne meurt jamais. Le roi n'a pas besoin d'être reconnu par une assemblée ou une autorité religieuse : il est roi de par le droit de sa naissance. Ainsi le principe de continuité est une application des autres principes de la loi de dévolution de la couronne et du droit divin. Si le nouveau roi n'est pas en mesure de gouverner lui-même le royaume, par exemple si c'est un enfant, c'est un régent ou une régente qui exerce le pouvoir en son nom.

Les règles de dévolution de la Couronne

Il ne peut y avoir qu'une exception à cette continuité ininterrompue : c'est dans le cas où le successeur légitime du roi défunt n'est pas encore né. Cette situation s'est présentée en 1316 : quand Louis X est décédé le 5 juin 1316, il n'avait pas de fils et son épouse la reine Clémence était enceinte. Il fallut attendre son accouchement pour avoir un nouveau roi : le 14 novembre 1316, la reine a mis au monde un fils qui a été immédiatement roi sous le nom de Jean Ier. Un cas similaire se produisit quand Charles IV décéda le 1er février 1328 : il ne lui restait aucun fils survivant et son épouse la reine Jeanne était enceinte. De nouveau, il fallut attendre l'accouchement de la reine : celle-ci mit au monde une fille le 1er avril 1328. Aussitôt, constatant que le roi Charles IV n'avait pas de fils pour lui succéder, ce fut son cousin le comte de Valois qui fut reconnu roi sous le nom de Philippe VI.

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Gisant de Jean Ier le Posthume.

Né après la mort de son père Louis X, il fut roi dès sa naissance mais ne vécut que 5 jours. Même s'il n'était qu'un bébé, il était roi de fait, sous la régence de son oncle le futur Philippe V

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Louis XVII fut le premier roi de droit (1793-1795) à n'avoir jamais régné. Il mourut sous la révolution, à la prison du Temple, âgé de dix ans.

C'est par ce principe de continuité que, même si le régime officiel de la France n'est pas la royauté, la succession des rois ne s'est jamais interrompue : ces rois qui ne sont pas sur le trône sont rois de droit (de jure) à défaut d'être rois de fait (de facto). Ainsi, à la mort de Louis XVI, son fils était ipso facto roi. Pour signifier cette continuité, ces rois de droit sont numérotés à la suite des rois de fait. Louis XVII, fils de Louis XVI, n'a jamais régné. Quand il est mort à la prison du Temple, son oncle le comte de Provence est devenu le roi de droit Louis XVIII. D'ailleurs, quand est venu le temps de la Restauration, c'est bien sous ce numéro que Louis XVIII est devenu roi de fait (c'était une reconnaissance officielle et posthume de la qualité de roi de Louis XVII). Ce dernier a exprimé ce principe dans une lettre adressée au tsar Alexandre Ier en 1814 : "Le droit divin est une conséquence du dogme religieux, de la loi du pays. C'est par cette loi que, depuis huit siècles, la monarchie est héréditaire dans ma famille. Sans le droit divin, je ne suis qu'un vieillard infirme, longtemps proscrit, réduit à mendier un asile ; mais par ce droit, le proscrit est roi de France."

Charles X est le dernier roi légitime à avoir régné, mais ses successeurs ont continué à être rois de droit (et non prétendants) jusqu'à nos jours.​

 

Actualité

Reconfinement : réaction d'un lycéen

 

Notre ami qui tient la rubrique Chronique d'un jeune royaliste a tenu a vous faire part de sa réaction face à l'annonce gouvernementale de reconfinement national.

Ne vous réjouissez pas d’avoir un nouveau confinement. Toi qui ne voulais pas porter un morceau de tissu sur ta bouche pour atteinte à la liberté et puis toi qui ne voulais pas mettre de gel hydroalcoolique parce que tu as la flemme et parce qu’il est visqueux. Vous tous qui êtes contents parce que vous allez rater des heures de cours, je vous trouve hypocrites. J’entends encore vos soupirs et vos cris, demandant absolument à sortir lors du premier confinement. Vous criez liberté, égalité, fraternité, mais cette liberté est un cadeau empoisonné qui tue l’égalité et la fraternité. Toi qui es plus catho que catholique, hypocrite, je t’accuse de suivre bêtement les autres et de ne pas réfléchir à ton prochain ! Je vous accuse d’oublier vos valeurs, laissant place à l’égoïsme. Je t’accuse, toi Parisien, qui nous méprise mais qui viens chez nous, nous contaminer, mais en gardant ton argent en poche. Ne soyez pas heureux, la France coule, ses finances agonisent, sa population est mécontente mais préfère ne pas porter un masque correctement car il gratte, comprenez donc ! Mais comment je fais pour aimer cette France là ? Comment fais-je pour vouloir vous aider tandis que vous ne voulez pas même vous aider ? Ne vous réjouissez pas et soyez humains, notre planète survivra, mais ce n’est pas le cas de notre existence si chacun de nous continue comme ça.

A.A.S.

31 mars 2021

 
 

 Nouvelle page 

Le Roi de droit divin

L'expression "monarchie absolue de droit divin" est généralement mal comprise et raillée par les républicains. Certes, ce régime implique un roi avec un grand pouvoir, mais il n'est pas tout-puissant pour autant. Voyons quelques aspects de la signification de la royauté de droit divin.

Toute autorité vient de Dieu

Comme l'écrivait Louis de Bonald : "tous les gouvernements sont dans un sens de droit divin, omnis potestas a Deo. Soit que la providence les accorde aux peuples comme un bienfait, ou les leur impose comme un châtiment ".

On peut lire aussi dans la Bible :

"Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut" (évangile selon St Jean 18, 11)

"Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine : soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme envoyés par lui pour punir ceux qui font le mal et féliciter ceux qui font le bien." (1ère épître de St Pierre 2, 13-14)

"il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu" (Epître de St Paul aux Romains 13,1)

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Dans l'Egypte ancienne, le roi était considéré comme un dieu. Ce n'est évidemment pas le cas en France.

Si toute autorité vient de Dieu, tous les régimes ne doivent pas pour autant être considérés comme étant de droit divin. Il faut encore que le chef de l'état soit conscient de cette tutelle divine et qu'il honore Dieu.

Roi par la grâce de Dieu

Le roi, en France, ne tient pas sa couronne de ses sujets, ni du pape (comme c'était le cas des empereurs germaniques) mais directement de Dieu, d'où l'expression : "Roi par la grâce de Dieu". Ceci ne signifie pas que l'on doive considérer que le roi a été choisi personnellement par Dieu, ni qu'il soit d'essence divine. En France, le roi tient sa couronne de sa naissance (succession héréditaire) : le don de la vie étant d'origine divine, on peut ainsi considérer que c'est grâce à Dieu que le roi est roi.

Un personnage religieux

Le caractère divin de l'origine du pouvoir royal se matérialise par l'onction que le roi reçoit lors de son sacre, qui fait penser à celle que reçoivent les prêtres, les évêques. Le roi est donc un personnage religieux. Cette onction royale est à rapprocher de l'onction reçue par le roi Saül, puis par le roi David. Elle signifie le choix de Dieu.

"Samuel prit la fiole d'huile, la versa sur la tête de Saül, puis il l'embrassa et dit : N'est-ce pas Yahvé qui t'a oint comme chef sur son héritage ? C'est toi qui jugeras le peuple de Yahvé et le délivreras de la main de ses ennemis d'alentour. " ( Ier livre de Samuel 10, 1)

"Et Yahvé dit : "Va, donne-lui l'onction : c'est lui !" Samuel prit la corne d'huile et l'oignit au milieu de ses frères. L'esprit de Yahvé fondit sur David à partir de ce jour-là et dans la suite." ( Ier livre de Samuel 16, 12-13)

Le sacre des rois de France tire aussi son origine du baptême de Clovis. Cette cérémonie confirme le pouvoir du roi et lui permet de recevoir la bénédiction de l'Esprit Saint.

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Sacre de Charles V

Un pouvoir absolu, mais limité

Le terme "absolu" ne doit pas être compris comme "illimité" mais comme "indépendant". Cet adjectif vient du latin absolutus qui signifie : détaché de tout, indépendant, complet par soi-même. Cette indépendance du pouvoir royal vient notamment du fait qu'il est héréditaire. Pour autant, il n'est pas illimité. En effet, son caractère "de droit divin" le place sous une autorité supérieure, celle de Dieu. Un roi sans cette tutelle divine pourrait se prendre pour un dictateur, un tyran.

 Point d'Histoire 

Il y a 80 ans mourait

Alphonse XIII, roi d'Espagne ... et de France

Roi à sa naissance

Alphonse XIII a été roi d'Espagne à sa naissance, le 17 mai 1886. En effet, son père, le roi Alphonse XII est décédé prématurément le 25 novembre 1885, avant la naissance de son unique fils. C'est sa mère qui a assumé la régence pendant la jeunesse du petit roi.

En 1906, le roi épousa la princesse Victoire-Eugénie de Battenberg, nièce du roi Edouard VII de Grande-Bretagne. Le couple a eu sept enfants :

  • Alphonse [Don Alfonso] (1907-1938), prince des Asturies puis comte de Covadonga (après sa renonciation à ses droits à la succession espagnole en 1933)

  • Jacques-Henri [Don Jaime] (1908-1975), duc de Ségovie, puis duc d'Anjou (grand-père de Monseigneur le Prince Louis, actuel duc d'Anjou)

  • Béatrice [Doña Beatriz] (1909-2002), épouse du prince de Civitella-Cesi

  • Ferdinand [Fernando] (1910-1910)

  • Marie-Christine [Doña Maria Cristina] (1911-1996), épouse du comte Marone

  • Jean [Don Juan](1913-1993), comte de Barcelone (grand-père de l'actuel roi d'Espagne Philippe VI)

  • Gonzalve [Don Gonzalo] (1914-1934)

Leurs Majestés Catholiques le roi Alphonse XIII et son épouse la reine Victoire Eugénie

Alphonse XIII et la France pendant la Grande Guerre

Alphonse XIII, qui était un prince Bourbon, vouait une certaine affection à la France. Ainsi pendant la Première Guerre Mondiale, alors que l'Espagne était restée neutre, il est personnellement intervenu auprès de l'empereur d'Allemagne pour améliorer le sort des prisonniers français et en a même fait libérer plus de 16000.

Il a en outre proposé son aide pour négocier une paix séparée avec l'Autriche-Hongrie mais il n'a pas été écouté (la proposition de paix offerte par l'empereur Charles Ier avait aussi été repoussée par la France en 1917, prolongeant ce conflit particulièrement meurtrier). On pourra lire sur ce sujet, sur le site viveleroy.fr, un intéressant article de Paul del Perugia : Le roi Alphonse XIII et la France de 1917, par Paul DEL PERUGIA - [Vive le Roy] 

Le roi en exil

Nous n'évoquerons pas ici le règne d'Alphonse XIII, ce n'est pas notre sujet. Rappelons seulement qu'il se termine par les élections municipales (12 avril 1931) gagnées par la gauche, au moins dans les villes. Les républicains se sont empressés de proclamer la république le 14 avril et le roi décide de quitter l'Espagne, dans la nuit du 14 au 15 avril 1931.

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Alphonse XIII à Calais, le 24 avril 1931

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 Curiosité historique 

Quand la république française proposait de se donner au souverain britannique

Projets d'union entre la France et le Royaume Uni

Des projets méconnus du grand public visaient à fusionner les deux pays de l'Entente Cordiale : la France et le Royaume-Uni, offrant au souverain britannique la possibilité de régner sur les deux pays. C'eut été une revanche sur la Guerre de Cent Ans, perdue par les Anglais au XVème siècle.

 

Un premier projet d'union franco-britannique a été proposé par Jean Monnet à Winston Churchill en 1940, alors que la situation militaire des deux nations était critique au début de la Seconde Guerre Mondiale. Le premier ministre britannique était partant et la Chambre des Communes proposa cette résolution le 16 juin 1940.

 ► lire la suite

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George VI et sa fille Elizabeth II auraient pu régner à la fois sur le Royaume-Uni et sur la France

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