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Avortement : l'infanticide qui devient un droit fondamental

Le droit à l'avortement en France n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui. La loi légalisant l'avortement (loi Veil) a été promulguée le 17 janvier 1975, pour une période de 5 ans (la loi du 31 décembre 1979 rendra définitives les dispositions de la loi Veil). L'avortement a été rebaptisé "Interruption Volontaire de Grossesse" (IVG), appellation qui semblait moins agressive. Il ne s'agissait pas de légaliser tous types d'avortements mais seulement ceux qui étaient rendus "nécessaires" : on était autorisé à "interrompre" une grossesse si elle mettait en péril grave la santé de la femme ou si l'enfant à naître risquait de présenter une affection grave et incurable. De plus, il fallait au préalable obtenir l'avis favorable de deux médecins. Pour les mineures, le consentement d'un des parents ou du représentant légal était nécessaire. L'article 1 de la loi du 17 janvier 1975 stipulait, entre autres : "La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi". On est bien loin de la conception actuelle du droit à l'avortement ; d'ailleurs cet article a été abrogé en 2000.

Si la loi Veil limitait le droit à l'avortement à certaines situations de détresse, les lois qui vont suivre iront toutes dans le sens de banaliser cet acte abominable. Il est ainsi de plus en plus facile d'avorter sans qu'il y ait nécessairement un motif impérieux. L'obligation d'un entretien préalable avec un médecin est supprimée en 2001, ainsi que l'autorisation parentale pour les mineures. La période pendant laquelle l'IVG est autorisée, passe de 10 semaines de grossesse (1975) à 12 semaines en 2001 et 14 semaines en 2022. L'IVG est un acte remboursé par la Sécurité Sociale dès 1982, et devient gratuit en 2013. Tout est mis en œuvre pour qu'en France il soit de plus en plus facile d'avorter. Les chiffres font peur : en moyenne, plus de 21 % des embryons sont avortés. On peut maintenant parler d'avortement "de confort" quand on décide d'avorter pour la simple raison que le bébé arrive au mauvais moment : tant pis, on supprime ce bébé et on en refera un plus tard, à une période plus propice. Comment est-il possible d'être aussi insensible ?

Le 26 novembre 2014, les députés votent une "résolution réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe". On peut y lire : "L'Assemblée nationale (...) 1. Réaffirme l’importance du droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes, en France, en Europe et dans le monde ; 2. Rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et d’une société de progrès". Ainsi le droit d'avorter serait un droit des femmes à disposer librement de leur corps. Autrement dit, l'embryon, puis le fœtus, qui se développe dans le corps de la femme ferait partie intégrante de celui-ci. C'est un non-sens scientifique ! L'embryon est issu à la fois d'une cellule de la femme et d'une cellule de l'homme. Dès sa conception (fécondation de l'ovule par le spermatozoïde), l'embryon est un être humain et non un organe ou une tumeur faisant partie du corps de la femme. Quant à la "construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes", cela ne veut rien dire. Lors de la décision d'avorter, l'homme n'a aucun mot à dire : si la femme veut avorter, l'homme ne peut pas légalement s'y opposer, alors même que l'embryon est issu de lui à 50%. C'est ça l'égalité ? Enfin, que dire de cette "société de progrès" ? Une société qui tue ses enfants est bien sûr une société décadente.

La décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, le 24 juin 2022, d'abroger l'arrêt de 1973 qui garantissait à toutes les femmes le droit d'avorter (renvoyant aux différents états le soin de légiférer sur ce droit) a relancé, en France, la frénésie pro-avortement. De nombreux députés souhaitent que le droit à l'avortement ne soit plus une simple loi mais qu'il soit inscrit dans la Constitution. D'après un sondage IFOP paru le 5 juillet 2022, 81 % des Français seraient favorables à cette mesure. Cette inscription dans la Constitution garantirait qu'aucun gouvernement ne puisse abroger ce droit sans recourir à une réforme constitutionnelle.

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une manifestation de fanatiques pro-avortement

Au niveau européen, Emmanuel Macron a demandé que le droit à l'IVG soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne (cette charte a force de loi dans tous les pays de l'UE). Le 7 juillet 2022, le Parlement européen a voté pour (324 voix pour, 155 contre et 38 abstentions) inscrire dans cette charte : "Toute personne a le droit de bénéficier d’un avortement sûr et légal ". Mais cette décision ne peut être prise qu'à l'unanimité des 27 pays membres de l'Union. Or, il n'y a pas encore de consensus sur le sujet : l'avortement est interdit à Malte et il est limité à certains cas en Finlande et surtout en Pologne. C'est pourquoi les eurodéputés pro-avortement demandent au Conseil de l'Europe de revenir sur cette nécessité d'obtenir le consentement unanime des états membres. Affaire à suivre...

Si la république voit dans le droit à l'avortement un droit fondamental, il n'en est pas de même pour l'Eglise catholique qui (Dieu merci !) considère toujours l'avortement comme un meurtre et qui milite pour le droit à la vie. Ainsi, l'encyclique Evangelium vitae, du pape Jean-Paul II (25 mars 1995), condamne les états qui légalisent l'avortement et l'euthanasie. Le 12 décembre 2008, la Congrégation pour la doctrine de la foi publie l'instruction Dignitas personae qui stipule que "la dignité de la personne doit être reconnue à tout être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle". L'encyclique Laudato si (24 mai 2015) du pape François, qui prône le respect de la nature (sujet très en vogue actuellement), relève une contradiction entre le discours pour l'environnement et le discours pour l'avortement : "Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement".

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un fœtus de 14 semaines : bien plus qu'un simple amas de cellules !

Oui, l'avortement est bien un meurtre. La période au cours de laquelle la législation française autorise la femme à avorter est un temps où l'embryon (puis le fœtus) est totalement dépendant de sa mère pour vivre. Celle-ci a-t-elle pour autant droit de vie et de mort sur son enfant ? Apparemment oui, d'après le législateur. L'enfant à naître (car c'est bien d'un enfant dont il s'agit) n'a pas plus de droit qu'un animal qu'on mène à l'abattoir, du moins jusqu'à 14 semaines de grossesse (pour l'instant, car le délai légal pour avorter pourrait s'allonger étant donné que certains pays autorisent cet infanticide jusqu'à 24 semaines de grossesse). Tout ceci est vraiment révoltant, écœurant, et tellement absurde. Notons que ceux qui sont pour l'avortement sont aussi contre la peine de mort. C'est un comble : les meurtriers ont le droit de vivre mais pas les enfants innocents ! Le Malin est à l'œuvre...

J.S.

mis en ligne le 08/07/2022

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